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III.
Nr. 24.
St. Petersbourg le 24. 9bre 1796.

L’on vent de me remettre tes lettres. Nos 37 et 38 dont j’avais grand besoin. J’apprends avec plaisir que tu es heureusement arrivée à Florence, que tu y as enfin de mes nouvelles, et sur tout que la sensibilité ne t’a point exagéré l’état de ma santé, que d’ailleurs j’avais rendu très fidèlement. Cependant lorsque je pense, ma chère Krysia, qu’il faut trois mortels mois, pour avoir ta reponse; q’au moment où je reçois de tes nouvelles il ne s’agit que du passé; que le présent n’existe plus entre nous depuis si longtemps; la raison reduit presque aux illusions touts les charmes de notre correspondance.
Je me trouve depuis le 17 du c. prisonnier du nouvel Empereur. Déjà d’après ses ordres on m’a remis tes deux dernières lettres, sans toucher à leur cachet. Rien encore ne m’ a été communiqué, sur mon sort ultérieur. Le nouveau Souverain doit naturellement les premiers soint à sa piété filiale, à ses sujets, à tous les rapports de son vaste empire. Ma confiance est entière dans son caractère moral. Mon frère Stanislas, a eu l’honneur de connaître Paul I. en Italie, et te dira sur ce Prince, tout ce que je dois taire dans ma situation, pour ne pas donner à la vérité, l’appaernce d’un éloge intéressé.
Ménage, ma chère Krysia, plus que jamais ta santé, modère ta sensibilité, et espère sans te livrer à la fièvre de l’impatience. J’adjure qu’en te donnant ces avis, je